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Comme nous l'avons signalé dans la dernière « Tribune », bpost a décidé de supprimer les réquisitoires octroyés aux pensionnés(e)s statutaires - les contractuel(le)s pensionné(e)s n'y avaient pas droit - à partir de 2018.

Cette volonté de suppression ne date pas d'aujourd'hui. Depuis plusieurs années, lors des discussions touchant aux conventions collectives, l'entreprise revendiquait déjà sa volonté de retirer les titres de transport aux pensionnés. À l'époque, nous avions toujours pu nous opposer à ces velléités de suppression de bpost.

Nous n'étions pas naïfs et nous pressentions le moment où cet épineux dossier serait ravivé.

Ce fut le cas dès l'entame des discussions autour de la der­nière CCT 2016-2017. Dès lors, pour ne pas mettre en péril la négociation d'un cadre de mesures favorables pour les travailleurs actifs, nous avons suggéré de différer l'exa­men de ce dossier. Chose que l'entreprise a acceptée avec pour condition d'en discuter dès 2017 et d'ébaucher une solution avant fin juin de la même année.

Après réflexions et débats dans nos instances nationales, les deux secrétaires généraux ont reçu un mandat pour débu­ter les discussions.

Soyons clairs, nous ne serons jamais d'accord que l'on nous supprime des acquis, mais dans cette matière sen­sible, nous n'avions ni les moyens juridiques, ni les moyens plus contraignants de combattre syndicalement (mener des actions) et d'engager une guerre d'usure.

Nous n'avions pas d'autre choix que de négocier « la com­pensation financière ».

Rappelons qu'aujourd'hui, un certain nombre de travail­leurs (facteurs DA) n'ont toujours pas de réquisitoires, ni de carte de réduction 50 %.

Dès l'exposé introductif, nous avons rejeté les motifs évo­qués par bpost, baisse du courrier, concurrence, privatisa­tion... et de rappeler que c'est grâce à l'effort des travail­leurs actifs et pensionné(e)s que bpost existe encore et se porte financièrement très bien...

Néanmoins, nous devons être conscients que la conjonc­ture actuelle ne nous est pas favorable !

Souvenons-nous que nous sommes passés à un fifrelin de la privatisation, avec les tentatives de rachat de la Poste hol­landaise : un projet qui a heureusement échoué en dépit de l'aplomb de bpost pour atteindre sa cible.

Bpost a donc proposé 7 millions €, montant qui serait versé à l'ASBL PENSOC. Montant directement rejeté par les organisations syndicales !

Rappelons aussi que PENSOC est le résultat de l'essaimage du service social. Gérée par les syndicats, l'ASBL peut se targuer d'un très avenant bilan social et financier.

Après plusieurs réunions, parfois tendues, passons les détails, nous avons pu obtenir le montant de 12 millions € !

Ce montant important, équivalant à V milliard d'anciens francs, qui a été versé à PENSOC, sera destiné à octroyer des réductions sur l'achat de « Railpass » pour voyager en train en Belgique ainsi que des interventions plus avanta­geuses pour le transport de membres atteints de maladie grave.

Tout cela doit encore être validé par le Conseil d'admi­nistration de l'ASBL qui se réunira dans les prochaines semaines. Les nouvelles mesures seront d'application à par­tir de janvier 2018.

Tous les membres affiliés à PENSOC seront informés des nouvelles modalités. Les non affiliés recevront une ultime fois la possibilité de devenir membre à part entière, ils pourront donc bénéficier de tous les avantages proposés par l'ASBL PENSOC.

En tant qu'administrateur siégeant au Conseil d'admi­nistration, je ne manquerai pas de vous tenir informé des suites de ce dossier dans une prochaine « Tribune ».


Fraternellement,

Jacques Lespagnard

Secrétaire général

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