Dans la tribune de ce mois de décembre 2016

Un horizon privatisé pour bpost ?

L’actualité du moment nous oblige à évoquer l’annonce d’une offre de rachat de PostNL par bpost.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne possédons pas toutes les informations officielles pour affirmer l’imminence de ce rachat. Nous restons donc très prudents dans nos déclarations.

Malgré le refus de PostNL d’être racheté par bpost pour former le 4e groupe postal européen, je reste convaincu que de nouvelles tractations sont menées entre les protagonistes : bpost, PostNL, actionnaires et gouvernements respectifs.

La surenchère arrogante et inacceptable des Néerlandais fait contrepoint à la posture obstinée des responsables belges d’accélérer les démarches.

Pourquoi et au nom de quoi, vouloir à tout prix se défaire d’une entreprise publique ?

Pourquoi fracturer un modèle d’exemplarité économique et sociale reconnu par le patron des patrons flamands ?

Les exemples ci-après sont révélateurs : quasi 20 années de restructurations, réorganisations en tous genres, bilan nancier annuel protable, distribution de généreux dividendes aux actionnaires, pas de licenciement sec.

La réponse réside probablement dans la volonté inexible du gouvernement de privatiser les entreprises publiques pour mener sa politique ultralibérale à outrance !

L’ex-ministre de tutelle, J.-P. Labille, l’avait évoqué à la tribune lors de notre congrès et quelques semaines plus tard, il annonçait la perte du statut public de bpost. Son incantation a été taxée par l’actuel ministre De Croo de manoeuvre politique et d’avoir contribué à faire capoter le deal entre les groupes postaux.

Il s’avère qu’aujourd’hui, on connaît les vraies raisons de l’échec. À l’époque, bpost ne voulait pas racheter la dette des pensions de PostNL.

À ce jour, la proposition revêt un tout autre aspect.

Suite à tous ces événements, le bureau exécutif fédéral du secteur s’est réuni en urgence, a décidé de réagir immédiatement par un communiqué de presse (lire ci-après) et par le dépôt d’un préavis de grève.

Nous restons bien évidemment très attentifs à la suite qui sera réservée à ce dossier.

Nos amis politiques de toujours sont en contact régulier avec nous an de réagir de concert.

Quant à notre propre plan d’action, il est prêt !

Lorsque vous lirez ces lignes, nos instances auront décidé de la stratégie et du timing à mener pour sauver et garantir le statut de notre entreprise et les droits de ses travailleurs.

Votre force de résistance sera à l’égal des enjeux en cause.

Salutations fraternelles.

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